CM Version 3 - Malcom Lowry, Under the Volcano (1966)

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CM Version 3 - Malcom Lowry, Under the Volcano (1966)

Message par Anaïs le Mer 10 Nov - 7:12

A présent, la ville se trouvait presque tout de suite à sa droite et au dessus de lui, car le chemin que suivait M. Laruelle depuis son départ du Casino de la Selva, était en pente. Depuis le champ qu'il traversait il apercevait, au dessus de la cime des arbres qui se dressaient sur le flanc de la colline / à flanc de coteaux et au delà des sombres remparts / tourelles du Cortez Palace, la grande roue déjà illuminée qui tournaient lentement / la lente rotation[...] sur la place de Quauhnahuac : il lui semblait percevoir des rires en provenance / qui s'élevaient de ces nacelles colorées, et, à nouveau, es voix festives / grisées qui chantaient,s'estompaient, puis emportées par le vent, finissaient par devenir inaudibles / s'éteindre. Un air américain mélancolique, le St Louis Blues, ou qqch de ce style, lui parvenait / parvint à travers champs. […] Il se retrouva sur le chemin qui menait par la brasserie à la rue de Tomalin. Il arriva à la route d'Alcapancingo. Une voiture passait et, tandis qu'il attendait, le visage détourné, que la poussière retombe, il repensa à ce jour où, avec Yvonne et le Consul, ils étaient allés faire un tour en voiture sur les bords du vieux lac asséché, autrefois le cratère d'un immense volcan ; il revit l'horizon adouci par la poussière,les bus passaient à toute vitesse dans un tourbillon de poussière,les garçons debout à l'arrière des camions, tout tremblants, qui s'accrochaient face à leur sinistre mort, leurs visages protégés de la poussière par des bandes de tissu (il lui avait toujours semblé qu'il y avait quelque chose de grandiose dans tout cela, une sorte de symbole pour l'avenir, un avenir qu'un peuple historique avait engagé toute sa grandeur à préparer, car dans tout le Mexique on voyait ces camions qui passaient dans un grondement de tonnerre / dans un vacarme assourdissant, transportant ces jeunes maçons, droit debout, pantalons battant au vent, fermement plantés sur leurs jambes) et à la lumière du soleil, sur la colline arrondie, cette colonne de sable isolée qui s'avançait, avec au bord du lac des collines noires de poussière qui ressemblaient à des îles sous une pluie battante.
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