TD (groupe 2) - texte 6 - Iris Murdoch, The Nice and the Good (Ireland, 1968)

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TD (groupe 2) - texte 6 - Iris Murdoch, The Nice and the Good (Ireland, 1968)

Message par Marie le Mar 26 Avr - 4:32

Ducane felt an enlargement and the tunnel wall, which he had been touching, disappeared. He could swim quite easily now. He took several strokes. He must have reached the main cavern. But it was dark now. There was a faint greenish line ahead of him of subaqueous light. But the low sun-streaked gap of the cavern mouth was not to be seen. The cave was closed.
Now there were new pictures. Ducane seemed to have been swimming for some time. Coloured images appeared upon the darkness with such brightness that it seemed as if he must be able to see the cavern walls by their light. He saw Alice standing upon the mantelpiece, at the moment when the looking glass begins to turn into a silvery gauze through which she can pass. He saw Mary Clothier's face, no longer anxious but looking tender and sad. We have both died, he thought, and then could not recall who 'we' were. Himself and Pierce of course. He called out to Pierce at intervals but received no reply. The sound echoed close about him as if unable to penetrate further, but telling him at least that the channel along which he was swimming was still reasonably large.
He was beginning to feel cold and his limbs were very tired, but the swimming had now become automatic, as if he were in a natural element. Something very dreadful moved along with him, just above his head, a noiseless black crow made of ectoplasm. It was fear, panic fear, such as would disfigure a man and make him disintegrate and scream. Ducane was very conscious of its presence. He
tried to breathe slowly and evenly. He pictured the cavern rising, rising, into the dry safety of the cliff
side. He tried not to picture other things. At least the cavern went on and there was nothing else to do but go on with it, to go on and on as far as one could go. But so far there had been nothing to touch, as he constantly tested his surroundings with outstretched hands, except the sheer walls of wet stone containing the moving water. No cranny of pebbles, no strand, no rock even on which to rest.



Ducane sentit que le passage s'élargissait et la paroi du tunnel, qu'il touchait jusqu'alors, se déroba. Maintenant il nageait très facilement. Devant lui, il y avait une vague ligne verdâtre de lumière subaquatique. En revanche, on ne pouvait pas voir la trouée basse et striée de soleil qui formait l'entrée de la caverne. La grotte était scellée.
Maintenant apparaissaient de nouvelles visions. Apparemment Ducane nageait depuis un certain temps. Des images colorées se détachaient sur l'obscurité avec un tel éclat qu'il aurait pu distinguer les parois de la caverne. Il vit Alice, debout sur le manteau de la cheminée, au moment où le miroir commence à se transformer en une gaze argentée qu'elle peut traverser. Il vit le visage de Mary Clothier, qui ne montrait plus de signes d'anxiété, mais de la tendresse et de la tristesse. Nous sommes tous les deux morts, pensa t-il, puis il fut incapable de se rappeler qui ce "nous" désignait. Pierre et lui, bien sûr. Il se mit à appeler Pierce à plusieurs reprises, mais il n'obtint aucun réponse. Le son de sa voix faisait écho près de lui, comme s'il lui était impossible de pénétrer davantage, mais l'informant au moins que le tunnel le long duquel il nageait était toujours relativement vaste.
Il commençait à avoir froid et il avait les membres très fatigués, mais la nage était à présent devenue machinale, comme s'il était dans son élément. Il y avait quelque chose de vraiment horrible, qui se déplaçait avec lui, juste au-dessus de sa tête, un corbeau noir et silencieux, un ectoplasme. C'était la peur, une peur panique, de celles qui vous défigure un homme, le brise et le font crier. Ducane avait pleinement conscience de sa présence. Il tenta de respirer de manière lente et régulière. Il s'imagina que la caverne s'élevait encore et encore, jusqu'au flan de la falaise bien au sec. Il essaya de ne se représenter rien d'autre. Au moins, la caverne se poursuivait, et il n'y avait rien d'autre à faire que de poursuivre aussi, de poursuivre encore et encore aussi loin que possible. Mais jusque là, il n'avait rien trouvé à toucher, alors qu'il tâtonnait sans relâche les alentours de ses mains tendues, rien excepté les parois abruptes de pierre mouillée, qui contenait les eaux agitées. Pas de creux rempli de galets, aucune grève et même aucun rocher sur lequel se reposer.
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Marie

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