TD (groupe 2) - texte 3 - Kate Mosse, Sepulchre (UK, 2007)

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TD (groupe 2) - texte 3 - Kate Mosse, Sepulchre (UK, 2007)

Message par Marie le Mar 26 Avr - 1:37

They admired the architecture of the town. Many of the buildings on the rive gauche were more substantial that they appeared from the road ;indeed, several were many storeys taller and deeper and built down into the gorge of the river. Some were well cared for, if modest. Others were a little out of sorts, the paint peeling and the walls leaning misaligned, as if time lay heavy upon them.
At the river's bend, Léonie had excellent views of the terraces of the thermal spa and the back balconies of the Hôtel de la Reine. More so than from the street, the establishment dominated the vista with its grandeur and importance, its modern buildings and pools and expansive glass windows. Narrow stone steps led down from the terraces directly to the water's edge, where stood a colelction of individual bathing huts. It was a testament to progress, to science, a modern-day shrine for contemporary pilgrims in need of physical succour.
A solitary nurse, her winged white hat perched on her head like a giant sea bird, was pushing a patient in a chaise roulante. By the water's edge, at the foot of the Allée des Bains de la Reine, a wrought-iron pergola in the shape of a crown provided shade from the sun. Outside a small travelling kiosk, with a narrow fold-down hatch giving on to the street, a woman with a pale headscarf and broad, suntanned arms was selling cups of apple cider for a couple of centimes.
Beside the wheeled café, in character quite like a caravan, was a wooden contraption for pressing apples, its metal teeth grinding slowly as a small boy with scarred hands and wearing a loose shirt several sizes too big for him fed apples of russet and red into it.
Anatole stood in line andpurshased two cups. It was too sweet for his palate. Léonie, however, declared it delicious and drank first hers, then the dregs of his, spitting out the stray pips into her handkerchief.
The rive droite - the far bank- had a different character. There were fewer buildings and those that did cling to the hillside, dotted amongst the trees that came down almost to the water's adge, were domestic dwellings, small and modest. Here lived the artisans, the servants, the shupkeepers whose livelihoods depended upon the ailments and the hypochondrias of the urban middle classes from Toulouse, from Perpignang, from Bordeaux. Léonie could see patients sitting in the streaming, iron-rich water of the bains forts, accessed by means of a private covered alleyway. A line of nurses and servants waited patiently on the bank, towels draped across their arms, for their charges to emerge.



Ils admirèrent l'architecture de la ville. De nombreux bâtiments de la "rive gauche" étaient plus imposants que ce qu'ils laissaient paraître depuis la rue ; en effet, plusieurs gagnaient en étages et donc en hauteur et en profondeur, étaient construits sur la pente qui descendait vers la rivière. Certains étaient bien entretenus, bien que modestes. D'autres étaient un peu défraîchis : leur peinture s'écaillait et les murs penchaient, mal alignés, comme si le temps pesait sur eux de tout son poids.
Depuis le coude de la rivère, Léonie avait une excellente vue sur les terrasses de la station thermale et les balcons à l'arrière de l'Hôtel de la Reine. Bien plus que depuis la rue, l'établissement dominait le décor par sa taille et sa majesté, ses bâtiments modernes, ses bassins et ses immenses baies vitrées. D'étroites marches de pierre menaient directement des terrasses au bord de l'eau, où se trouvait une rangée de cabines de bain individuelles. Il s'agissait d'une preuve du progrès, de la science, un lieu de pèlerinage des temps modernes pour les contemporains en quête de soulagement physique.
Une infirmière solitaire, sa coiffe blanche ailée perchée sur sa tête comme une mouette géante, poussait un patient en chaise roulante. Au bord de l'eau, au bout de l'Allée des Bains de la Reine, une pergola en fer forgé, en forme de couronne, apportait une place à l'ombre. Devant un petit kiosque ambulant, dont l'étroit guichet repliable donnait sur la rue, une femme coiffée d'un foulard clair, aux bras larges et bronzés, vendait des verres de cidre pour quelques centimes.
A côté du café itinérant qui ressemblait fort à une roulotte, un engin de bois, servant à presser les pommes, faisait lentement grincer ses dents de métal, tandis qu'un petit garçon aux mains couvertes de cicatrices et à la chemise ample bien trop grande pour lui, nourrissait l'engin de pommes rouges et de pommes de reinette.
Anatole fit la queue et acheta deux verres de cidre. C'était trop sucré à son goût - Léonie, en revanche, déclara que c'était délicieux, but d'abord son verre, puis la lie de celui d'Anatole, avant de recracher les rares pépins dans son mouchoir.
La rive droite avait une toute autre apparence. Il y avait moins de bâtiments, et ceux qui s'accrochaient quand même au flanc de la colline, éparpillés parmi les arbres qui descendaient presque jusqu'à la rive, étaient des habitations privées, petites et modestes. C'est là que vivaient les artisans, les domestiques et les commerçants dont le gagne-pain dépendait des maladies réelles ou imaginaires des classes moyennes citadines de Toulouse, de Perpignan et de Bordeaux. Léonie voyait des patients assis dans l'eau fumante, riche en fer des bains forts, dont l'accès se faisait par une allée privée et couverte. Une serviette de bain sur le bras, une file d'infirmières et de domestiques attendaient patiemment sur la rive que leur malade ressorte de l'eau.
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Marie

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